De retour au Ben Nevis pour la troisième année de suite, et quelle cuvée !
Après une découverte du Ben dans des conditions tout à fait écossaises en 2024 avec Bertrand, puis une édition 2025 accompagnée de Guillaume et d’une météo absolument incroyable pour la région, la cuvée 2026 partagée avec Max s’est avérée être un bon entre-deux : toutes les météos, des conditions de glace assez bonnes, et de très belles voies parcourues en quelques jours !
Comment savoir si l'on est addict au Ben ?
À peine rentré de l’édition 2025, les premiers symptômes apparurent Ben vite : crampons qui tremblent, piolets tout moites, lecture compulsive du topo, rêveries sur les voies parcourues et celles à découvrir…
Il fallait se rendre à l’évidence, j’étais ensorcelé !
On me demande souvent quelle est ma montagne préférée, question ardue s’il en est tant elles sont toutes magnifiques !
En y réfléchissant, je ne trouve pas que le Ben soit la plus belle, mais c’est probablement celle qui me fascine le plus.
Quel caractère pour une « petite montagne », osez vous moquer de ses 1345m d’altitude, elle vous rappellera bien vite à votre insignifiance d’humain (comme la célèbre cascade des Écrins « Rappelle-toi que tu es un gnôme » 😉
Le nombre de lignes possibles est énorme, du chemin pédestre à l’horreur absolue déversante et non-protégeable, il y en a vraiment pour tout le monde au Ben, à condition d’accepter parfois un brin d’inconfort…
Quoi de neuf en 2026 ?
Côté transport, nous avons refait le choix de venir en train plutôt qu’en avion.
Choix plutôt fructueux, bien qu’un peu plus compliqué au retour que la dernière fois.
En effet, les douaniers de Londres étant persuadés de notre potentiel de tueurs de masse, équipés que nous étions de piolets acérés (et à serrer !) nous ont fait bien des misères pour rentrer dans l’Eurostar Londres-Paris, alors que j’avais déjà fait le même trajet l’année passée + à l’aller cette année sans jamais tuer qui que ce soit…
Bref, petit bémol technique, mais sinon le choix du train reste tout à fait valable !
Niveau conditions, nous avons eu du beau, du moyen et même un peu de franchement mauvais… Un peu comme en Écosse en fait !
Le bon côté, c’est que les parties du haut du Ben étaient magnifiquement plâtrées !
Dur dur à protéger, mais tellement beau à regarder et à grimper, un délice givré !
Autre bonne surprise, des locaux nous informent qu’un autre secteur à environ 40min de route de Fort William est en bonnes conditions : Creag Megeadh (prononcer Craig Maggie), curieux, nous descendons 2 jours plus tôt de la CIC Hut afin d’aller voir de quoi il en retourne !
Belle surprise, malgré la foule (toute l’écosse grimpante doit être là… nous comptons jusqu’à 30 personnes dans les voies les plus classiques, un jour de semaine !) il reste quelques chouettes lignes au calme !
On y retourne ?
C’est LA grande question qui tourmente mes nuits et mes jours (au moins !)
Du fait d’un changement professionnel récent, j’ai repris le chemin d’un job à 100% comme les gens sérieux, je ne sais pas si quand je retournerai au Ben…
Si l’envie de découvrir la magie inégalable du Ben de manière guidée vous taraude, n’hésitez-pas à me faire signe et on verra ce qu’on peut organiser sur l’un des prochains hivers !
Quelques liens pour celles et ceux qui voudraient en voir plus !
Merci Max !
« En alpinisme, tout est affaire de montagnes quand elles sont belles, et de compagnons quand ils sont bons » D. Radigue
Une fois de plus, la montagne était belle, et une fois de plus le compagnon était bon !
Mon amour du Ben ne vient pas tant des voies qu’il offre que des aventures qu’il nous propose de partager.
Comme les autres fois avec Bertrand et Guillaume, et comme les autres sorties avec Max, les moments partagés en montagne avec toi et vous sont d’une grande beauté et intensité !
Un tout grand merci !!



























